mercredi 4 février 2015

Nouvel-an solaire

Comme ils sont compliqués ces Chinois, n'est-ce pas ? Ils nous font des journées de douze heures au lieu de vingt-quatre, divisent l'année en vingt-quatre petites saisons, font commencer l'hiver, le printemps, l'automne et l'hiver un mois et demi avant nous, et en plus ils se paient le luxe d'avoir deux jours du nouvel-an ! Comment voulez-vous que nous, pauvres Occidentaux, on s'y retrouve ?

 Aujourd'hui, jour du nouvel-an solaire, essayons de comprendre à quoi celui-ci correspond, ce sera toujours ça de pris...

 A la différence du nouvel-an lunaire (celui qui marque les fêtes dans les restaurants, pour rester "occidental") dont la date varie selon les années, le nouvel-an solaire se produit à date fixe, tous les 4 février. Cette date correspond à un moment bien particulier, le passage du soleil à 315° sur l'écliptique, soit 15° en Verseau.

Cette date correspond curieusement à un phénomène astronomique particulier : le début de l'éloignement de notre planète par rapport au Soleil. En effet, l'orbite terrestre autour du Soleil forme une ellipse quasi-circulaire, un peu à la manière d'une roue de vélo voilée. L'excentricité est faible, seulement 3% environ, ce qui correspond quand même à des écarts entre la positon la plus proche et la plus lointaine de quelques 4 à 5 millions de kilomètres ! Une paille...

Ce mouvement de va-et-vient cyclique a un effet particulier sur notre Terre : il provoque une contraction de notre champ magnétique pendant la phase de rapprochement et une expansion de celui-ci pendant la phase d'éloignement. Il s'agit d'une véritable respiration magnétique, avec un inspir et un expir. Or ce champ magnétique est justement le support que nous observons lorsque nous évaluons la direction du Qi dans l'espace, en Feng Shui (pour les non initiés, c'est pourquoi nous utilisons une boussole).

La Nasa a mesuré depuis seulement une dizaine d'année cette donnée de variation de notre distance au Soleil, et elle a découvert que nous étions au plus proche de celui-ci début janvier, et que début février nous reprenions progressivement de la distance, le temps de latence entre ces deux moments étant causé justement par l'aspect "quasi-circulaire" de notre orbite. Pendant un mois, nous restons à la même distance (nous n'allons pas pinailler dur deux ou trois kilomètres). Cette année, nous étions au plus proche le 2 janvier, selon les experts de la Nasa. Aujourd'hui, 4 février, nous reprenons nos distances, la Terre "inspire".

 Nous parlerons du nouvel-an lunaire un autre jour...

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